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En accès libre : les webinaires Science Ouverte de Nantes Université

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  • Le 23 octobre 2026
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"En accès libre" est la nouvelle série de webinaires Science Ouverte de Nantes Université.

Ouvert à tous, sans inscription, elle vous propose des interventions sur des sujets variés tels que l'accès libre aux publications, le partage des données de recherches, et autres thématiques liées à la science ouverte. Ces webinaires seront aussi enregistrés et puis partagés la plateforme webTV de l'université. 

Le premier webinaire se tiendra le vendredi 23 octobre, à partir de 11h, pour une présentation de 45 minutes, suivant d'un temps d'échange et de questions.


Pour cette première session, à l'occasion de la semaine du libre accès (ou International Open Access Week) du 19 au 25 octobre 2026, sur le thème "Le coût de la connaissance", nous avons le plaisir d'accueillir Frantz Rowe, Professeur à Nantes Université et membre Senior de l'Institut Universitaire de France. Il a fondé la revue Systèmes d'Information et Management dont il a été Rédacteur en chef pendant 13 ans. Il a également été Co-éditeur et Rédacteur en chef de European Journal of Information Systems pendant 9 ans. Il interviendra sur le thème suivant en exposant le cas Elsevier:

La mainmise des plateformes des éditeurs internationaux sur la production de connaissances scientifiques : Infrastructure, intelligence artificielle et subsomption du travail universitaire

L'édition universitaire est actuellement dominée par un petit groupe d'éditeurs qui jouent un rôle de premier plan dans la « plateformisation » de la production de connaissances scientifiques, un phénomène qui menace les institutions universitaires et leurs valeurs. Ces éditeurs déploient des infrastructures de plateformes numériques de recherche et d'édition (IPNR) afin de s'approprier et de transformer la production de connaissances scientifiques dans leur propre intérêt. Cette communication  analysera cette évolution de l'économie politique de la production de connaissances et de la communication savante, résultant du déploiement et de l'utilisation croissante des IPNR par les éditeurs universitaires. En nous appuyant sur la théorie de la subsomption de Marx, nous analysons empiriquement le cas d’Elsevier et de son IPNR afin de théoriser la mainmise des plateformes sur la production de connaissances scientifiques. La subsomption désigne la soumission concrète des travailleurs et des processus de travail aux exigences et à la logique du capital (subsomption formelle et réelle). Nous constatons que les IPNR, récemment renforcées par l’intelligence artificielle générative (GenAI), permettent aux éditeurs universitaires de passer d’une subsomption réelle à une subsomption de l’intellect général, marginalisant progressivement les universitaires dans la production de connaissances scientifiques. Par le biais de régimes de marchandisation, d’appropriation et d’exploitation, les principaux éditeurs universitaires imposent une domination structurelle aux universitaires afin de s’approprier leur travail, leurs données et leurs droits de propriété intellectuelle. Malgré le mouvement de la science ouverte, les IPNR permettent l’accaparement privé de la richesse sociétale au détriment des communautés épistémiques et du bien commun. Sans une action collective forte, nous ne serons pas en mesure d’envisager des IPNR qui s’inscrivent dans les valeurs universitaires, ni de lutter contre les conséquences négatives de la mainmise croissante des plateformes sur l’institution scientifique. Des pistes de solutions seront esquissées. 

Mis à jour le 23 septembre 2026.